Orphelin, malade et endetté jusqu’au cou, Denji n’a rien d’un héros ! Il vit dans le dénuement le plus total avec pour seule et unique compagnie son chien-démon-tronçonneuse, Pochita.

Ses seuls rêves : pouvoir manger des tartines de confiture et prendre un bain chaque jour ! Pour rembourser les dettes de son père, il est prêt à tout : vendre ses propres organes ou même risquer
sa vie comme Devil Hunter !

Jusqu’au jour où Pochita et lui sont trahis puis assassinés par leur employeur. Un étonnant phénomène se produit alors : leurs deux corps fusionnent…

Denji peut désormais se métamorphoser en démon-tronçonneuse ! C’est la naissance d’un héros : Chainsaw Man !

CHAINSAW MAN  © 2018 by Tatsuki Fujimoto/SHUEISHA Inc.

Les personnages

Denji

Depuis qu'il ne fait plus qu'un avec son copain Pochita, ce jeune homme est aussi le démon-tronçonneuse. Naïf et sincère, il est amoureux de Makima, première personne à l'avoir traité en humain.

Pochita

Un soir d’orage, alors qu’il est blessé, ce démon-tronçonneuse rencontre Denji. En lui offrant son sang, Denji le sauve et lie un pacte avec lui. Plus tard, alors qu’ils sont laissés pour mort à la suite d’une trahison, leur corps fusionnent. En lui offrant son cœur, Pochita permet à Denji de reprendre vie sous la forme d’un chien-démon-tronçonneuse !

Makima

Mystérieuse jeune femme dirigeant la 4e section spéciale anti-démons de la Sécurité Publique, elle reconnaît les démons à l'odeur.

Hayakawa

Fidèle subordonné de Makima et membre de l'organisation de Sécurité publique depuis trois ans, c'est lui qu’on a chargé de former et chaperonner Denji.

Power

Une Hominidémone issue du démon-sang. Égoïste et violente, son chat, nommé Nyaako, est son seul ami..

Le démon-chauve-souris

Blessé par des humains, il s'était retranché à l'écart du monde. Lâche, il emploie des méthodes ignobles, comme par exemple la prise d'otages.

Makima

Mystérieuse jeune femme dirigeant la 4e section spéciale anti-démons de la sécurité publique, elle reconnaît les démons à l'odeur.

Hayakawa

Fidèle subordonné de Makima et membre de l'organisation de Sécurité publique depuis trois ans, c'est lui qu’on a chargé de former et chaperonner Denji.

Power

Une Hominidémone issue du démon-sang. Égoïste et violente, le Chat nyaako est son seul ami.

Le démon-chauve-souris

Blessé par des humains, il s'était retranché à l'écart du monde. Lâche, il emploie des méthodes ignobles, comme par exemple la prise d'otages.

Tatsuki FUJIMOTO

En 2014, Tatsuki Fujimoto fait ses débuts en tant que mangaka avec le titre Koi wa Mômoku (“L’Amour rend aveugle”) publié dans Jump SQ. Il est né dans la préfecture d’Akita. Dès le collège, il s’invente un magazine de prépublication de manga imaginaire, qu’il gère intégralement de manière fictive : il a absolument tout en tête et mène jusqu’à sept récits en parallèle ! L’un d’entre eux, à la trame très dure, lui servira de base pour Fire Punch, sa première série publiée sur Jump +. En 2018, il fait son retour avec un véritable ovni, Chainsaw Man, au sein du célébrissime Weekly Shônen Jump.

pochita

Tatsuki FUJIMOTO

En 2014, Tatsuki Fujimoto fait ses débuts en tant que mangaka avec le titre Koi wa Mômoku (“L’Amour rend aveugle”) publié dans Jump SQ. Il est né dans la préfecture d’Akita. Dès le collège, il s’invente un magazine de prépublication de manga imaginaire, qu’il gère intégralement de manière fictive : il a absolument tout en tête et mène jusqu’à sept récits en parallèle ! L’un d’entre eux, à la trame très dure, lui servira de base pour Fire Punch, sa première série publiée sur Jump +. En 2018, il fait son retour avec un véritable ovni, Chainsaw Man, au sein du célébrissime Weekly Shônen Jump.
pochita
Véritable ovni au sein du célébrissime Weekly Shônen Jump, Chainsaw Man, la nouvelle bombe de Tatsuki Fujimoto est sur le point d’exploser en France. L’auteur de FIRE PUNCH fait son retour avec, une fois encore, un manga inclassable : les aventures d’un homme-tronçonneuse chasseur de démons qui n’a qu’une seule idée en tête, manger des tartines de confiture et toucher des nibards !

Tatsuki FUJIMOTO

X

Yûji KAKU

À l’occasion de la sortie du tome 6 de Hell’s Paradise au Japon, l’éditeur Shueisha a organisé une collaboration spéciale entre l’auteur de Hell’s Paradise, Yûji Kaku et celui de Chainsaw Man, Tatsuki Fujimoto, sous forme d’interviews et de “démonstrations de dessin” en vidéo.

Kaku-sensei et Fujimoto-sensei se sont rencontrés dans le cadre de la publication de Fire Punch.
Dans cette interview publiée au Japon dans le magazine Weekly Shônen Jump puis en ligne sur le site de pré-publication Jump+, Yûji Kaku nous parle de ce qui, selon lui, fait le charme de Chainsaw Man !

Interview publiée dans le Weekly Shônen Jump 2019 N° 36-37

Quelle a été votre première impression lorsque vous avez fait la connaissance de Fujimoto-sensei ?

Yûji Kaku : La première fois que nous nous sommes rencontrés, j’ai été surpris par le fait que nos goûts étaient particulièrement semblables. Fire Punch est la première œuvre que Fujimoto-sensei a publiée de façon régulière et je pense qu’il avait une certaine pression. De mon côté, je me posais des questions sur ma qualité d’auteur et j’étais dans une période où je n’avais pas confiance en moi. Mais rencontrer une personne avec des goûts culturels semblables aux miens m’a beaucoup aidé. À cette époque, je travaillais sur Evil Heart, un one-shot, et la rencontre avec Fujimoto-sensei m’a aidé à finaliser ce manga. Je me suis même dit que les œuvres un peu étranges que j’apprécie pouvaient se révéler assez populaires. Bon, maintenant je me dis que nous étions juste deux personnes bizarres qui se sont rencontrées par hasard. (rires)

Que pensez-vous des œuvres de Fujimoto-sensei ?

Yûji Kaku : Même lorsqu’il regarde un film, Fujimoto-sensei porte une très grande attention au réalisme. Par exemple, plutôt que donner son avis sur le thème ou l’histoire du film, il va dire « Tiens, ce claquement de doigts en servant le café est très réaliste. » Ce que j’ai appris le plus en travaillant avec lui, c’est l’importance de rendre les choses crédibles. Fujimoto-sensei donne un petit nom à cette sensation : « l’effet de réel ». La première fois qu’il m’a expliqué ça, je me suis dit : « Ah, c’est donc ça, sa sensibilité… » Désormais, lorsque je dessine mes œuvres, je recherche cet « effet de réel », autrement dit, cette impression que le personnage existe vraiment, mais pas en visant un pur réalisme, plutôt en lui donnant une ressemblance qui serait à la frontière du faux. Et je pense que c’est la façon d’exprimer cette ressemblance qui est importante.

Pourriez-vous nous en dire plus sur cet « effet de réel » qui tient tant à cœur à Fujimoto-sensei ?

Yûji Kaku : Il suffit que les lecteurs puissent se dire :  « Tiens, ce personnage est bien vivant », par exemple, en ressentant de la compassion rien qu’en voyant le personnage perdre une pièce de 100 yens [environ 1 euro, NDE]. En revanche, si l’on ressent que le personnage «n’est pas vivant», alors il n’y aura aucun sentiment d’empathie pour lui, même en sachant qu’il vient d’un milieu très défavorisé ou qu’il a dû se battre à mort avec ses propres amis. Les titres de Fujimoto-sensei s’articulent autour d’une succession de scènes qui nous font dire « Ça ressemble à… ». On retrouve cela dans Chainsaw Man dès le premier chapitre, lorsque l’on voit les silhouettes de Denji et Pochita à moitié endormis et discutant de pain. En regardant cette scène je me suis dit : « Ça leur ressemble bien ça ! ».

De prime abord, cette séquence peut sembler anecdotique, avec un dialogue tout ce qu’il y a de plus classique, mais lorsque je l’ai lue, je me suis vraiment dit : « Ces personnages sont vivants et ils souhaitent manger du pain avec de la confiture ». Cela m’a permis de ressentir les conditions difficiles dans lesquelles évolue Denji. En faisant ressentir ça au lecteur dès les premières pages, le fait de le voir se faire tuer ensuite sans avoir pu réaliser ses rêves génère chez le lecteur une frustration qui se transforme ensuite en libération lorsque l’on voit Denji ressusciter et massacrer tous ses ennemis.

Si vous deviez résumer Chainsaw Man en un mot, quel serait-il ?

Yûji Kaku : Voyons… On dit que le premier chapitre de Chainsaw Man ressemble à un film de série B. Personnellement, je le perçois plus comme un bon film indépendant ou amateur. Il y a des éléments bruts mais c’est le fait de laisser ces éléments sans les retravailler qui donne du charme à Chainsaw Man. Je dirais donc que c’est un titre qui, lors de sa lecture nous donne le sentiment « d’avoir trouvé quelque chose de bien ».

Partie de l'interview parue sur le site internet Jump+

Que pensez-vous des personnages dessinés par Fujimoto-sensei ?

Yûji Kaku : Je connais Fujimoto-sensei depuis que j’ai travaillé en tant qu’assistant sur Fire Punch et nous avons des goûts similaires en termes de cinéma et de graphisme. Je pense que de nombreux chara-design ont été élaborés suite à des discussions communes autour de films que nous avons tous les deux trouvés cool et dont nous nous sommes inspirés. Je suis du genre à penser que pour un design, le fait d’avoir une « identité » bien définie prime sur le soin porté aux petits détails. Je dirais qu’un design, même s’il est surprenant sur la forme, n’a pas d’intérêt s’il n’y a pas d’innovation sur le fond. Je pense que je suis très attiré par les designs qui ont des bases bien établies. Si je devais utiliser un mot, je dirais que ce sont des designs « avec une résistance élevée ». Plus concrètement, la folie et la violence des personnages de Chainsaw Man transpirent immédiatement dans le design, c’est impressionnant. C’est aussi quelque chose que j’aimerais appliquer dans mes œuvres et je suis très stimulé par ce que je vois dans les titres de Fujimoto-sensei.

En termes de caractères des personnages, je trouve qu’il y a un humour ancré au cœur même des personnages de Fujimoto-sensei, comme par exemple chez Togata, dans Fire Punch. Ce qu’on pourrait percevoir comme des comportements humoristiques se révèle souvent des réaction très sérieuses de certains personnages. Je pense aussi que cet humour est un élément central et moteur des titres de Fujimoto-sensei. D’ailleurs, je trouve que Denji, le héros de Chainsaw Man, ressemble à Fujimoto-sensei. Sa façon de terminer ses phrases est exactement la même car il lui arrive aussi de parler dans le style : « Moi aussi, ah ouais, si c’est pour ça, ah ouais. » (rires)

Vous semblez tous les deux avoir les mêmes goûts, quel est le type d'œuvres qui vous plaît ?

Yûji Kaku : Nous apprécions les œuvres qui nous transportent dans des contrées inconnues ainsi que celles dont le genre évolue en cours d’histoire. Je pense que Fire Punch correspond à ces critères. Lorsque nous évaluons une œuvre, nous donnons une grande importance à « ce qui la différencie des autres » ainsi qu’aux « nouvelles façons de montrer des choses ». Nous apprécions particulièrement ces moments où l’on se dit : « Tiens, je n’ai jamais vu ça ailleurs ! » En revanche, il ne suffit pas que cela sorte simplement de l’ordinaire, « l’effet de réel » qui nous donne l’illusion qu’un univers existe doit être omniprésent. Dans les œuvres de Fujimoto-sensei, l’histoire se déroule sur une grande échelle avec des événements qui se succèdent mais au final, l’idée est d’aboutir à des sentiments concrets que l’on pourrait palper. En quelque sorte, c’est une manière de ressentir cet « effet de réel ». Cela se retrouve dans des chefs-d’œuvre du manga comme Parasite ou Shigurui.

Que pensez-vous du chara-design des démons de Chainsaw Man ?

Yûji Kaku : Si l’on nous demandait à Fujimoto-sensei et moi de faire le même dessin, je commencerais par réfléchir à la manière d’exprimer clairement ce qui fait le charme des choses que j’apprécie avant de me lancer dans le design. De son côté, Fujimoto-sensei va montrer les choses qu’il aime telles qu’elles sont. En voyant cela, il m’est arrivé de me demander si cette méthode est pertinente mais au final, les lecteurs apprécient. Ainsi, le design des démons de Chainsaw Man n’a rien de très étonnant. Je ne me dis plus : « Tiens, c’est bien le design auquel je m’attendais » et je ne suis quasiment plus surpris. Par contre, il m’arrive d’être étonné par le fait qu’il ne change rien. Plus concrètement, je trouve qu’il y a un côté artificiel mais voulu dans le design de Denji lorsqu’il se transforme en Chainsaw Man. Je pense que Fujimoto-Sensei ne voulait pas que les éléments de la tronçonneuse s’intègrent de façon naturelle dans son design.

Ensuite, je dévie un peu du sujet, mais dans le chapitre 3, on peut voir l’enseigne d’un bâtiment sur laquelle est écrit le nom Fujimoto Tatsuki. Je me suis dit que ça donnait volontairement un côté « cheap » et j’ai trouvé l’idée cool. Lorsque j’en ai parlé à Fujimoto-Sensei, il m’a avoué que c’est un de ses assistants qui l’a fait sans son autorisation (rires). Cependant, je trouve ça génial qu’il l’ai laissé. Je pense que ce genre de choses un peu brutes, et balancées au lecteur telles quelles, sont des choix volontaires de Fujimoto-sensei.

Éditeur : Il faut du courage pour faire ça. Il appuie à fond sur l’accélérateur pour des choses qui d’ordinaire pourraient freiner un auteur.

Yûji Kaku : En effet. Même pour un repas dont les ingrédients sont cuisinés de manière basique, on se dit qu’il faut au moins bien organiser la table. On peut se retrouver à vouloir expliquer pourquoi on a fait ce choix, mais ce n’est pas le cas de Fujimoto-sensei, et cela m’impressionne. En voyant le design de Denji après sa transformation, je me dis que normalement, il faudrait ajouter deux ou trois choses. La poignée sur la tête évoque bien le style de Fujimoto-sensei. Si un auteur lambda crée un monstre-tronçonneuse, en principe, il se concentrerait essentiellement sur la lame, mais dans le cas du design de Fujimoto-sensei, il a carrément positionné l’outil entier sur la tête du personnage. Ensuite, si je devais donner une différence entre nos styles graphiques, je dirais que Fujimoto-sensei ajoute une pointe d’humour. De mon côté, je cherche plus à trouver quelque chose de stylé mais je pense que c’est un de mes points faibles. En plus de sa sensibilité pour des designs qui me plaisent, Fujimoto-sensei ajoute une part importante d’éléments comiques. Cela va de même pour l’histoire et je l’admire pour cela.

Quel est le personnage de Chainsaw Man que vous allez nous dessiner ?

Yûji Kaku : J’en dessine beaucoup sur Twitter mais celui que je préfère et que je souhaite dessiner, c’est Denji.

Tome 1 & 2

DISPONIBLE DÈS MAINTENANT